« Fais comme tu veux » n'est pas un accord : c'est le signal NVingt-six phrases du quotidien, et ce qu'elles signalent vraimentCe qu'on répond, ce qu'on ne répond pas — par écrit, à garder sur la table à cartesL'argent, la charge, les vies d'avant : les six conversations à avoir une fois pour toutesSoixante-douze pages, à lire à deux, un signal par soir« Fais comme tu veux » n'est pas un accord : c'est le signal NVingt-six phrases du quotidien, et ce qu'elles signalent vraimentCe qu'on répond, ce qu'on ne répond pas — par écrit, à garder sur la table à cartesL'argent, la charge, les vies d'avant : les six conversations à avoir une fois pour toutesSoixante-douze pages, à lire à deux, un signal par soir
Le code des signaux 19 €

Choisir une agence web depuis le pont : la méthode qu’on applique à quai

On a passé trois semaines à quai à Toulouse, l’hiver dernier, le bateau en carénage et moi devant un écran. Il fallait refaire le site de notre activité de convoyage. Je pensais m’en sortir en deux soirées. J’ai mis onze jours.

Le problème n’était pas technique. C’était qu’à deux sur 9 mètres de pont, personne ne sait qui décide quoi. Sur le bateau, Jacques tient la barre et je gère la voile ; chacun son poste, ça évite les engueulades à l’entrée du port. Pour le site, on a dû inventer la même répartition — et pour ça, on a fini par comparer les prestataires sérieusement, en lisant notamment ce que webprofil.fr raconte sur le choix d’une agence web à Toulouse. Le parallèle avec nos règles du bord nous a sauté aux yeux.

Le protocole des disputes s’applique aussi au budget web

À bord, quand on commence à hausser le ton, on a une règle : chacun expose son point de vue sans être interrompu, deux minutes, montre en main. Jacques trouve ça ridicule. Ça marche pourtant.

On l’a transposée telle quelle au moment de choisir qui allait s’occuper du site. Résultat : deux cahiers des charges, un de chaque, et une heure pour les fusionner. Le mien parlait de référencement, le sien de photos de convoyage. Les deux étaient justes, aucun n’était complet.

Larguer les amarrescomment choisir la meilleure horloge éducative pour apprendre l’heure à vos enfants ?

Choisir une agence, c’est comme choisir un chantier naval : on ne regarde pas la brochure, on regarde ce qu’ils ont déjà sorti de l’eau. Une agence qui montre trois sites de clients avec leurs vrais chiffres de trafic vous en dit plus long que dix pages de promesses. Vous avez le droit de demander à parler à un ancien client. Si on vous répond « ça ne se fait pas », passez au suivant.

Six instruments gratuits avant de signer

On a un tableau à six cases au-dessus de la table à cartes, celui qui sert à décider si on sort ou pas. On l’a réutilisé pour l’agence web. Chaque case vaut un point, et sous quatre points, on ne signe pas.

  • Un devis écrit avec le nombre d’heures par poste, pas un forfait « au feeling ».
  • Une démo de ce qu’ils font en back-office, faite devant vous, pas une capture d’écran.
  • La question fatidique : qui répond quand ça casse un samedi ?
  • Un site équivalent au vôtre dans leur portfolio, avec des mesures de vitesse que vous pouvez vérifier vous-même sur PageSpeed.
  • La propriété du nom de domaine et de l’hébergement, écrite noir sur blanc, à votre nom dès le départ.
  • Un interlocuteur unique identifié, avec son numéro direct.

Je vous arrête tout de suite : aucune agence ne cochera les six. La nôtre en a coché cinq et demie, parce que le fameux interlocuteur unique a changé au bout de quatre mois. On a survécu.

Ce que le bord nous a appris sur les délais

On annonce toujours une traversée plus longue qu’elle ne l’est. Si je dis six jours pour Les Sables–A Coruña, il faut compter huit avec la météo. Un site, c’est pareil : le devis à six semaines veut dire dix.

Notre plus grosse erreur, l’an dernier, a coûté 1 400 euros : on a payé une refonte complète sans avoir testé la moindre maquette sur un téléphone. Le soir même, en 4G au port, la page d’accueil mettait huit secondes à s’afficher. Huit. On a payé pour un site que nos clients ne voyaient pas.

Depuis, on impose un test à quai avant tout versement final : trois personnes extérieures, un téléphone, une connexion moyenne, et on chronomètre. Ça prend vingt minutes et ça évite les mauvaises surprises.

Larguer les amarresComment se déplacer à Kyoto ?

Travailler à deux sur un projet pareil demande une chose qu’on n’avait pas anticipée : accepter que l’autre ait raison sur un point qu’on ne comprend pas encore. Jacques a insisté pour qu’on garde la main sur l’hébergement. Je trouvais ça inutile. Il avait raison, évidemment.

Un dernier point qui ne plaira pas à tout le monde : le moins cher n’est presque jamais une bonne affaire, mais le plus cher non plus. Entre les deux, il y a une poignée de structures qui acceptent de vous expliquer ce qu’elles font. Ce sont celles-là qu’il faut garder.

Donnez votre avis

★★★★★

Soyez le 1er à noter cet article
ou bien laissez un avis détaillé


Partagez cet article maintenant !


Réagissez à cet article

Le bulletin de quart · chaque dimanche soir

Un signal, un chiffre, un exercice à deux

Le dimanche à 19 h, une lettre courte : le signal de la semaine à décoder, un chiffre qui remet les choses à leur place, et un exercice de dix minutes à faire à deux avant le lundi. Gratuit. Pas de relance, pas de « dernière chance ». On arrête quand on veut.

Un courrier par semaine, le dimanche. Le désabonnement tient en un clic.

4Beaufort
16 knsud-ouest
1 018hPa
1,3 mvagues
17°eau
dim.prochain bulletin
Partagez votre réaction